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Précieux Oeufs de Fabergé

13 avril 2022

Du fait de leur complexité mécanique, leurs techniques de fabrication de haute précision et la grande qualité des matières premières, les œufs de Fabergé sont aujourd’hui le symbole de l’excellence de la haute Joaillerie. Toujours imités jamais égalés, peu de maison sont capables de reproduire ces objets d’art.

Origine de la Maison Fabergé 

Gustave Fabergé

Les origines de la famille Fabergé débutent en France. Le grand-père de Pierre-Karl Fabergé, Pierre Fabrier est en effet issu d’une famille de huguenots de Picardie. En 1685 avec la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV sa famille décide d’immigrer vers l’Est de l’Europe. Pierre Fabrier s’installe à Pärnu, actuelle Estonie, alors ville de l’Empire Russe. Il devient Pierre Faberg en 1808. Son fils, Gustave Faberg, naît en 1814 et devient Gustave Fabergé en 1828. Gustave Fabergé apprend à Saint-Pétersbourg auprès de plusieurs maisons notamment chez le joaillier André-Ferdinand Spiegel.

En 1842 il fonde la maison Fabergé à Saint-Pétersbourg.

Les ateliers de la maison Fabergé se situent à coté du Palais d’hiver où vit la famille royale des Romanov.

 

Pierre-Karl Fabergé

Pierre-Karl Fabergé

Pierre-Karl Fabergé nait en mai 1846 à Saint-Pétersbourg. En 1860 la famille déménage et s’installe à Dresde. C’est l’associé de Gustave Fabergé qui gère la maison : Peter Hiskias Pendin. Durant ces années à Dresde, Pierre-Karl Fabergé se forme à l’École des Arts de Métier avant de partir en 1864 pour un Grand Tour d’Europe. Il voyage jusqu’en 1872 et complète son apprentissage dans plusieurs maisons joaillières d’Europe. À son retour c’est Peter Hiskias Pendin qui devient son mentor pour l’aider à reprendre la maison Fabergé.

En 1882, Pierre-Karl est rejoint par son frère Agathon qui arrive de Dresde après avoir également terminé l’École des Arts et Métiers. La même année Pierre-Karl reçoit le titre de maître-orfèvre. La Maison Fabergé diversifie ses productions avec des objets fantaisie en plus des bijoux et Pierre-Karl Fabergé produit également des pièces horlogères et des montres-bracelets.

Toujours en 1882 Pierre-Karl et Agathon participe à l’Exposition pan-russe de Moscou et reçoivent la médaille d’or et la médaille de Saint-Stanislas.

La naissance des Oeufs Fabergé

Le tsar Alexandre III et son épouse l’impératrice Maria Feodorovna dirigent l’Empire Russe à cette époque. Le tsar, passionné par l’art et la joaillerie remarque l’ascension de la Maison Fabergé. Il commande des boutons de manchette en forme de cigales. Étonné et ravi de la qualité du travail joaillier il ordonne que des objets de la Maison soient exposés à l’Ermitage. Le tsar commande également un oeuf qu’il souhaite offrir en cadeau à son épouse pour les fêtes de Pâques.

 

Le tsar de Russie Alexandre III et son épouse l’impératrice Maria Feodorovna

 

Dans les pays de l’est de l’Europe, les chrétiens orthodoxes avaient l’interdiction de consommer les œufs de poule pendant le carême.
Les œufs non consommés pendant cette période étaient donc gardés et recyclés en objet de décoration (évidés puis peints) pour être offerts. C’est donc de cette tradition que sont nés les œufs de Fabergé.

En 1885, après un an de travail et carte blanche, Fabergé construit son tout premier oeuf. C’est le premier de la collection.

Le tsar et l’impératrice sont surpris par cet oeuf, appelé « l’oeuf à la poule » : il a la particularité de ressembler à un véritable oeuf de poule. En émail blanc, il contient un jaune d’oeuf en or jaune et une petite poule en or. La petite poule en or peut s’ouvrir et contient une réplique de la couronne impériale avec un pendentif en rubis qui a été perdu par la suite.

Le premier oeuf Fabergé appelé “L’oeuf à la poule”

L’impératrice apprécie tellement que le tsar commande un oeuf Fabergé tous les ans pour les fêtes de Pâques. Jusque là, les oeufs de Fabergé sont ainsi destinés exclusivement à l’impératrice. Année après année les oeufs fabriqués sont de plus en plus originaux et complexes.

Précieux Oeufs de Fabergé

Il est difficile de tous les énumérer tant au niveau de leur diversité que leur quantité. Une chose est sûre : tous les matériaux utilisés sont soigneusement sélectionnés aussi bien pour leurs caractéristiques de rareté que pour leur esthétique. Fabergé, hormis l’or et les pierres précieuses, utilise aussi des pierres semi-précieuses venant de l’Oural comme la néphrite, le bowénite (pierre vert clair à blanc) ou encore le rhodonite (rouge marbré de noir).

Un oeuf de Fabergé mesure entre 12 et 25 cm de haut. Au total 71 oeufs sont fabriqués, dont 54 destinés à la famille impériale. À ce jour seulement nous ne connaissons que 62 oeufs dont 46 impériaux. Les oeufs Fabergé c’est avant tout l’art de vivre de la dynastie des Romanov, à qui ils étaient majoritairement destinés.

 

Le troisième oeuf Fabergé impérial offert en 1887 par le tsar à son épouse

 

Le développement de la Maison Fabergé

La maison Fabergé s’agrandit et embauche jusqu’à une centaine de personnes. De nouveaux magasins ouvrent à Moscou, Londres et Odessa.

La boutique Fabergé à Londres

Les oeufs et les pièces d’exception produits par Fabergé font la fierté de l’Empire Russe. Les oeufs Fabergé très convoités à l’étranger ont un enjeu politique et servent de cadeaux pour les dirigeants d’autres pays.

En 1900 Fabergé participe à l’exposition Universelle de Paris. La Maison bien qu’exposante hors-concours remporte une médaille d’or.

La réussite de la maison s’explique notamment par la capacité de Pierre-Karl Fabergé à former et gérer son équipe de bijoutiers- joailliers riche en talents. En effet, bien qu’il ait fixé les normes pour la maison Fabergé, il s’appuie beaucoup sur ses chefs d’ateliers pour mener à bien la fabrication des œufs impériaux. Ils sont à cette époque connus pour être les meilleurs orfèvres et bijoutiers d’Europe.

Les ateliers Fabergé à Saint-Pétersbourg en 1903

Après la mort du tsar Alexandre III, son fils Nicolas II continue de commander des oeufs Fabergé. Il en commande un pour son épouse et un autre pour sa mère.

En 1914, le dernier oeuf Fabergé est créé, puisqu’en 1917 la Révolution Bolchevique démantèle l’Empire et nationalise l’entreprise.

Par peur des représailles, Pierre-Karl Fabergé décide de partir pour Francfort. Pierre-Karl tombe malade en 1920, et part se soigner sur les bords du Lac Leman en Suisse. Il décède cependant en septembre 1920 à l’âge de 74 ans.

Après la mort de Pierre-Karl Fabergé

Les oeufs Fabergé sont aujourd’hui connus pour leur préciosité et sont toujours perçu comme symbole de la Russie Impériale. La fascination pour cette période de l’histoire ainsi que pour le destin de la famille Romanov va de paire avec une passion pour l’histoire de Fabergé.

Les différentes révolutions russes et régimes communistes ont conduit à un éparpillement des oeufs de Fabergé dans le monde. Convoités pour leur rareté, ils n’apparaissent que très peu sur le marché. Quelques oeufs sont vendus pour approvisionner la trésorerie des bolchéviques. Initialement la collection du Palais des armures à Moscou possédaient 24 oeufs dont 14 sont vendus dans les années de Staline. Sur 71 oeufs connus au total, 9 n’ont pas été retrouvés.

Plusieurs passionnés ont tenté de regrouper les oeufs comme le business man Malcom Forbes qui a réussi à rassemblé une collection de 14 oeufs. En 2004, cette collection est rachetée par un homme d’affaires russe et transportée en Russie.

Le businessman et collectionneur Malcolm Forbes et ses 14 oeufs Fabergé

Le Musée Fabergé ouvre en novembre 2013 au Palais de Chouvalov à Saint-Pétersbourg. Le musée possède la plus grande collection d’oeuf de Fabergé soit 14 oeufs, dont 9 impériaux en plus des autres objets de la maison comme de la porcelaine et des tableaux. Le Kremlin possède aussi quelques oeufs impériaux.

Certains oeufs Fabergé ont connu des chemins différents, c’est le cas en 2014 aux Etats-Unis où un oeuf Fabergé s’est retrouvé sur l’étalage d’une brocante. L’oeuf n’avait pas été vu depuis sa vente en 1902 et est passé aux enchères où il est adjugé 20 millions d’euros.

Les oeufs Fabergé sont aussi présents au cinéma, où ils sont assimilés à un bijou d’une valeur inestimable. En 1983 un oeuf apparait dans James Bond Octopussy ce qui contribue à faire connaitre Fabergé au grand public.

James Bond alias 007 dérobe un oeuf Fabergé dans le film Octopussy sorti en 1983

Les prix des oeufs Fabergé : le prix de la démesure

Les oeufs de Fabergé sont convoités d’une part pour leur rareté et pour le symbole de puissance qu’ils renvoient.

Trois ventes records d’oeuf Fabergé à noter :

En 2004, le milliardaire russe Viktor Vekselberg rachète la collection de 180 pièces comptant neuf oeufs à la famille de Malcolm Forbes. La collection est estimée à 120 millions d’euros.

En 2007 « l’oeuf Rothschild Fabergé » passe en vente. L’oeuf n’était pas connu du public et n’était jamais sorti de la famille Rothschild. Il passe aux enchères chez Christie’s à Londres pour atteindre au marteau pas moins de 12,5 millions d’euros. Le collectionneur russe Alexander Ivanov en devient le propriétaire.

L’oeuf Rothschild Fabergé vendu pour 12,5 millions d’euros

L’oeuf Fabergé le plus cher est vendu en 2014, il s’agit de « l’oeuf en émail bleu à nervures » créé en 1887. C’est un oeuf impérial appartenant à l’impératrice Maria Fiodorovna et offert par le tsar Alexandre III. Il s’agit de l’une des oeuvres les plus remarquables de l’enseigne tant pour sa complexité mécanique qu’esthétique : elle contient une horloge Vacheron-Constantin. L’oeuf est acheté par la maison Wartski pour une somme supérieure à 24 millions d’euros. Un record pour Fabergé.

 

L’oeuf Fabergé en émail bleu à nervures

La maison Fabergé aujourd’hui

En 2007 le milliardaire sud-africain Johann Rupert rachète le nom de Fabergé. Toujours en 2007, un conseil est créé pour reformer la maison autour de la joaillerie. Les directeurs choisis sont entre autre Sarah Fabergé l’arrière-petite fille de Pierre-Karl. Et le français Frédéric Zaavy est choisi comme designer. Ses œuvres oscillent entre patrimoine ancestral et modernité.

La première boutique Fabergé ouvre en 2010 à Genève.

Fabergé – Pendentif aux œufs en or blanc et émeraude Imperial Zenya

La maison fait appel à des manufactures comme Vacheron Constantin pour se relancer dans les gardes temps en proposant des montres accessibles à une large clientèle.

La marque a par ailleurs reçu quelques prix pour ces montres d’exception. Certes moins connues que les oeufs, les montres Fabergé commencent à se faire une place sur le marché. La Fabergé Visionnaire Chronographe par exemple est créée pour le centenaire du début de la révolution Russe et rend hommage à l’oeuf Constellation inachevé de 1917.

 

La Fabergé Visionnaire Chronographe

En 2015, presque 100 ans après la dernière production d’un oeuf la Maison Fabergé s’est lancée le défi de créer un nouvel oeuf.

L’oeuf en bouleau et l’oeuf Blue de Constellation Tsarévitch sont les premiers oeufs du XXIè siècle. L’oeuf en bouleau est constitué de 139 perles fines et de 3 300 diamants. Il il aura fallu plus de 20 artisans et 18 mois pour le réaliser ce qui peut expliquer son estimation de 2 millions d’euros.

Depuis plus d’un siècle les oeufs de Fabergé et la Maison Fabergé sont synonymes de qualité et d’histoire.

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