Lumière sur Lucien Gaillard : un joaillier de la période Art Nouveau

 

 

 

 

Lucien Gaillard est l’un des maîtres joaillier de la période de l’art nouveau.
sans doute moins réputé que son pair René Lalique, il demeure néanmoins un artiste pluridisciplinaire de grand talent
En effet, Son talent s’est aussi exprimé au travers d’autres métiers d’art, tels que la verrerie et la céramique.
Lucien gaillard va égalment largement contribuer à l’evolution des techniques de la joaillerie et de la bijouterie.

 

 

 

Bague en or jaune et émail sertie d’un diamant taille ancienne. 1905.  Crédit Photo: Christie’s

 

 

UN DÉBUT PROMETTERUR

Lorsque Lucien Gaillard hérite de la maison familiale, fondée en 1840 par son grand-père Amédée Gaillard, il insuffle immédiatement un élan d’innovation important.

Nous sommes tout juste en 1892

En effet, ses efforts sont récompensés à l’Exposition Universelle de 1889. Dès lors, Lucien Gaillard continuera régulièrement à obtenir des prix pour ses inventions et procédés telles que les patines par les acides.

 

En 1902, l’atelier déménage du 101 rue du Temple dans le 3ème au 107 rue de la Boétie dans le 8ème arrondissement de Paris. C’est dans cet atelier que beaucoup d’artisans venus de l’ Europe entière et même du Japon viendront partager et développer leur savoir-faire. Grâce à ces rencontres, Lucien Gaillard va pouvoir tout apprendre sur les magnifiques laques que les artisans japonais réalisent. Le japonisme s’étend même à d’autres domaines des arts comme la peinture.

Les créations de Lucien Gaillard illustrent parfaitement l’influence de cette époque.

 

 

 

UN ARTSISTE INFLUENCE PAR LE JAPONISME

peigne-fleur-de-prunelier-gaillard

Peigne « Fleurs de prunelier ». Musée des Arts Décoratifs

 

 

Lucien Gaillard s’illustre dans l’orfèvrerie inspirée de l’art japonais qu’il découvre dans l’atelier de son père Ernest Gaillard. C’est donc en 1881 qu’il décide d’explorer les aspects et les secrets de cet art, pour pouvoir les reproduire sur ses propres créations de bijoux.

Il va alors confirmer sa position de bijoutier parisien des plus japonisant grâce à l’utilisation de peignes à cheveux. C’est avec ces accessoires que l’artiste va pouvoir faire connaître son art auprès des Japonais.

Pour exprimer l’art japonais, Lucien Gaillard décide d’utiliser les secrets de fabrication des alliages de bijoux. Dans son élan de perfectionnement il va faire venir des artisans ciseleurs, laqueurs, bijoutiers de Tokyo en 1900 au sein de son atelier. C’est d’ailleurs dans ce cadre artistique qu’il produira des pièces de laques, technique encore ignorée en Occident.

 

 

peigne-fleur-de-pommier-gaillard

Peigne « Fleurs de pommier », 1902. Musée des Arts Décoratifs

 

 

 

 

L’EXPRESSION D’UN ART RÉALISTE

 

Lucien Gaillard prend en compte les sujets japonisants mais également les matériaux et outils comme le peigne «Fleur de pommier ». Celui-ci est composé de fleurs en ivoire et de dents en bois de gaïac,  un choix qui s’inscrit tout à fait dans l’Art Nouveau japonisant..

Cet artiste a su s’approprier l’esprit d’un art millénaire et oriental qui était alors méconnu en France. Etant perfectionniste et ayant compris cet art, il travaille également les détails au sein de ses oeuvres. Avec ce peigne, il va jusqu’à représenter une feuille rongée par les insectes. Ceci pousse alors la virtuosité jusqu’au plus haut degré de réalisme.

Il réussit ainsi à se faire connaître au XXe siècle grâce aux différents Salons comme ceux de 1901, 1902 ou 1904 pour lequel il obtiendra une première médaille. 

 

 

Peigne-libellules-gaillardPeigne « Libellules ». Crédit photo: Rijksmuseum 

 

Durant ces périodes, il travaille également la corne qui devient alors une spécialité pour ce joailler. Pour cela, il continue à utiliser la forme des peignes pour représenter un thème récurrent, les espèces florales. Cela se vérifie avec un peigne « Aubépine » qui se trouve au Musée d’Orsay, où le travail de la corne permet un naturalisme des éléments. Ainsi les feuilles et la tige épineuse de l’arbre, sont mis en valeur au sein de tous les éléments.

 

peigne-fleur-feuilles-aubépine-gaillard

Peigne « Fleurs et feuilles d’aubépine ». Crédit: Musée d’Orsay

 

 

Broche-or-feuilles-gaillard

Broche « Feuilles » en or. Crédit photos : Christie’s 

 

Lucien Gaillard a su traduire la délicatesse et l’esprit de l’art japonais grâce au perfectionnement de ses techniques. Il a réussi à nous transmettre toute la poésie qui émane de la faune et de la flore au sein d’une production certes originale mais plus restreinte que celle de ses confrères. En somme, lucien gaillard est un bijoutier qui gagne à être connu.

 

 

Retrouvez tous nos articles sur la joaillerie à l’époque de l’Art Nouveau ici.

 

 

 

N'hésitez pas à partager cet artcicle ou à nous laisser vos commentaires. Merci !

About the Author

Diamantiques

Diamantiques.com est une plateforme offrant à tous un panel de services totalement en ligne : l'expertise, la vente et la personnalisation des bijoux anciens et montres d’occasion qu'ils soient griffés ou non. L’équipe Diamantiques.com est disponible pour vous recevoir, estimer vos bijoux d'occasion, transformer vos bijoux, vous proposer de voir et d'essayer nos bijoux anciens et montres ... Ou tout simplement vous rencontrer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *